La Bourgogne viticole : quelle histoire et quel avenir ?

Pour trouver réponse(s) à cette question, le programme Bourgogne(s) viticole(s), porté par la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (USR CNRS 3516 et centre Fédératif de l’Université de Bourgogne) a décidé d’établir un Guide des sources de la Vigne et du Vin en Bourgogne. Outil commun de recensement et de recherche substantiel pour un public diversifié qu’il soit chercheur, étudiant, professionnel, passionné et curieux, ce guide mettra en exergue un secteur caractéristique et incontournable de la région Bourgogne.

Souvenons-nous qu’en 1953, s’est déroulée l’exposition « Le Vin de France dans l’Histoire » dans les murs de l’hôtel de Soubise à Paris encore affecté aujourd’hui aux Archives nationales. Ce remarquable événement a donné lieu, sous l’impulsion de l’Institut national des appellations d’origine des vins et eaux de vie (INAO), à l’édition d’un catalogue présentant « une documentation écrite, extrêmement importante, relative à la culture de la vigne, à la préparation et au commerce du vin ».

Aujourd’hui, l’un de nos objectifs est de pouvoir développer un tel outil à l’échelle de la Bourgogne en utilisant les nouveaux moyens et médias technologiques à notre disposition.

Dans un premier temps, il était nécessaire de déterminer les acteurs, publics et/ou privés, susceptibles de posséder des documents d’archive liés à la vigne et au vin, de nos recherches nous avons pu dégager quatre catégories :

– Archives départementales et Archives municipales,
– Bibliothèques et musées,
– Communes viticoles dépourvues de services d’archives,
– Organismes professionnels publics et privés, personnes privées et associations.

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Après cette distinction, nous avons établi un questionnaire spécifique pour chacune de ces catégories. A titre d’exemple, les questionnaires destinés aux institutions spécialisées telles que les Archives départementales et municipales, bibliothèques et musées, sont assez détaillés, à l’inverse, les questionnaires destinés aux associations, organismes et/ou personnes privés sont plus dépouillés afin de les rendre plus accessible.

Deux types de support ont été privilégié pour la diffusion du questionnaire, d’une part une version électronique sous forme de questionnaire en ligne (si besoin, une version numérique PDF ou DOC était envoyé au destinataire s’il rencontrait un problème quelconque avec le questionnaire en ligne). D’autre part, une version papier du questionnaire doublait, dans certains cas, la diffusion numérique, notamment pour les institutions les plus importantes mais pouvait aussi dans d’autres cas, pallier l’absence d’adresse mail.

Actuellement nous recueillons et recensons les différentes réponses en analysant sommairement les données récoltées. Parallèlement à cela, nous projetons des déplacements vers les organismes et/ou institutions qui désirent en savoir d’avantage sur notre démarche scientifique ou qui nous proposent de venir effectuer le recensement des documents dans leurs locaux. Ces rencontres enrichissantes viennent compléter un travail qui ne peut être accompli uniquement via des échanges électroniques.